• 21 juin 2003

    Mission accomplie pour le 21ème RIMa

    Après plus de quatre mois passés en Côte d'Ivoire, les cinq cents militaires ont retrouvé le camp Lecocq. Le colonel Castres a rendu un hommage à ses troupes hier matin.

    Partis il y a peu plus de quatre mois, les cinq cents hommes du 21ème RIMa ont tous retrouvé le camp Lecocp. Il y a une semaine pour les uns, dans la nuit de jeudi à vendredi pour la dernière centaine. Aucune perte en mission, pas le moindre blessé à déplorer. Seuls quelques cas de paludisme.

    Tout juste de retour, le colonel Castres qui commandait les opérations dans le cadre de la mission « Licorne », a tenu à rendre hommage à ses hommes restés au camp en effectifs réduits, sous les ordres du lieutenant Colonel Perrin. « Soyez fiers dans le régiment, dans ce qu'il a fait en Côte d'Ivoire. Quant à vous, vous avez su poursuivre vos missions internes ici. »

    Interviewé hier (Colonel Didier CASTRES), il nous a fait part de son sentiment quand au conflit qui règne en Afrique.

    _ Où avez- vous été affectés en Côte d'Ivoire et quelle était votre mission ?

    Pour cette mission « Licorne », effectuée en collaboration avec les forces de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), et en coordination avec les ex- belligérants, nous devions mettre en place un processus de planification sur le secteur Sud- Ouest, frontalier avec le Liberia.

    _ Avez- vous dû faire face à des affrontements là- bas ? Quelles étaient les principales difficultés ?

    Non, nous n'avons pas été confrontés directement. Nous n'avons pas été témoin de massacres car les protagonistes n'étaient pas face à face dans le secteur. Mais nous étions dans une zone qui était plus ou moins contrôlée par ces espèces de pillards du Liberia. Ils volaient et procédaient à des exactions sur la population.

    _ Quel était alors votre rôle à jouer ?

    Nous devions faire basculer es cœurs dans le camp de la paix. Notre objectif n'était pas de savoir qui était pour les forces rebelles ou pas, mais qui veut la paix. Il fallait convaincre les esprits de la pertinence du processus politique et de désarmer le bras des méchants.

    _ Etiez- vous préparés à ce genre de mission ?

    Le 21ème RIMa est professionnel depuis 20 ans. Nous étions les premiers en Afghanistan, au Kosovo ... le régiment était prêt de par son expérience. Qui plus est, avant de partir, des experts de terrain venus de Paris nous on fait un briefing. Ca nous permet de savoir où on met les pieds.

    _ Qu'est ce qui vous a marqué là- bas ?

    Le plus étonnant en Afrique, c'est la capacité à laquelle peut se répandre une rumeur, notamment lors des campagnes anti- français. Il a donc fallu prendre le temps de s'arrêter dans tous les villages pour discuter avec la population.

    _ De retour au camp Lecocq, quel sentiment avez- vous de votre mission ?

    Le 21ème RIMa est satisfait. On a fait avancer les choses dans notre secteur. On a repoussé les pillards, permis l'accès aux ONG et le retour des forces gouvernementales de pouvoir (police). On a vraiment le sentiment et la certitude d'avoir fait quelque chose. C'est valorisant.

    _ Le 21ème RIMa est à nouveau au complet. Mais pour combien de temps ?

    Pour le moment ceux qui viennent de rentre ont 15 jours de permissions. Puis, entre septembre et octobre, trois nouvelles compagnies seront sur le départ. Pour la Guyane, le Kosovo, et la Côte d'Ivoire de nouveau. L'objectif à atteindre là bas étant d'arrêter enfin les combats et en arriver à une situation qui débouche sur la paix.

    Propos recueillis par Prisca THIVAUX

     


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  • Date inconnue

    21ème RIMa : des nouvelles de Côte d'Ivoire

    150 Marsouins fréjusiens sont déployés près d'Abidjan dans le cadre de l'opération « Licorne » dont le but est de protéger les populations locales et les ressortissants français.

    Loin des yeux, mais pas loin du cœur. Les 300 Marsouins du 21ème RIMa (la 2ème CIE est déjà présente dans cette région comme réserve opérationnelle) partis au début de l'année pour l'ouest africain ne sont pas oubliés par la base arrière qui reçoit régulièrement des nouvelles des hommes participant avec leur chef de corps le colonel Castres à l'opération « Licorne » en Côte d'Ivoire.

    Des nouvelles qui sont très attendues par les familles restées à Fréjus on s'en doute. Le patron du 21ème RIMa envoie même de temps à autres une « lettre » pour faire le point et de démentir éventuellement des rumeurs.

    Car il y a souvent loin de la coupe aux lèvres entre la situation vécue sur place par le détachement et les reportages de la télévision qui ont tendance, c'est bien naturel, à ce focaliser uniquement sur les points chauds.

    Une mission de protection

    150 Marsouins fréjusiens sont partis assez discrètement le 6 février dernier par avion pour Abidjan. A cette époque, la situation était très tendue dans le pays entre les « loyalistes » du président Gbagbo et les « rebelles » du nord du pays. Alors que les politiques discutaient en France (les accords de Marcoussis), sur le terrain il a fallu très vite déployer des forces pour protéger la population civile ivoirienne et les ressotissants français, nombreux dans le pays et  un temps fortement menacés.

    Un pont aérien a d'ailleurs été établi pour rapatrier des familles entières.

    Les hommes du 21ème ont été rejoints quelques jours plus tard par leur matériel (des VAB, des tentes et leur popote pour être complètement autonomes) envoyé par bateau depuis Toulon. Ils ont intégré les 3 000 soldats de l'opération « Licorne » et sont engagés avec les unités de la 6ème brigade légère blindée de Nîmes.  

    En réserve d'intervention pour tout le pays

    Dans un communiqué officiel du régiment, on apprend que nos Marsouins « sont placés en réserve d'intervention de l'ensemble du théâtre, ayant reçu comme mission principales d'assurer aux côtés des forces ivoiriennes la sécurité des intérêts et des ressortissants étrangers d'Abidjan ».

    « Pour les Marsouins, la mission de traduit par des patrouilles en ville qui doivent  à la fois rassurer les uns et dissuader les autres à un moment clé du processus de sortie de crise ».

    Le colonel Castres rappelle également que ses hommes « en ont vu d'autres » (Kaboul, Mazar-e-Sharif ou Pristina pour ne citer que les derniers théâtres d'opération) « et que c'est avec sérénité qu'il accomplissent leur mission, sachant être à la fois prudents et vigilants, mais aussi chaleureux et spontanés dans leurs contacts avec la population locale ».

    En principe, le retour du détachement est prévu au début de l'été.

    J.-M Ch.


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  • Article : 6 juillet 2003

    Des volontaires pour l'armée de Terre

    Pendant 5 jours, le 21ème  RIMa, (Régiment d'infanterie de Marine) a accueilli 25 jeunes de toute la région pour une « Préparation militaire découverte »

    5 Jours en immersion dans l'armée de Terre : c'est ce que viennent de vivre au sein de 21ème RIMa, 25 jeunes garçons et filles, venus de toutes la région dans le cadre d'une « Préparation militaire découverte ».

    La PMD constitue une première approchée du milieu militaire, basée sur le volontariat. Elle intervient à l'issue de a journée de préparation à la défense nationale avec pour objectif de susciter une certaine adhésion à l'organisation de la défense militaire et de mieux faire percevoir l'esprit de défense et les valeurs qui s'y rapportent.

    On l'aura compris, cette préparation est un outil de recrutement pour l'armée de Terre, du reste efficace car à l'issue de cette semaine, plus de la moitié des volontaires ont fait part de leur désir de s'engager. Un résultat à mettre à l'actif d'une partie des cadres de la 5ème  compagnie de réserve qui les pris en main, sans oublier le travail préalable réalisée par la cellule de recrutement du 21ème RIMa.

    25 Garçons et filles, 16 à 20 ans.

    Agées de 16 à 20 ans, ces 25 jeunes ont été dirigés par le Centre d'information et de recrutement de Nice, animés par une curiosité envers l'institution militaire qu'ils ne connaissaient que très peu.

    Ils ont suivi un emploi du temps très complet avec au programme des activités sportives, des rudiments sur le règlement militaire, l'organisation générale de l'armée de Terre, une partie instruction sur l'armement, la topographie, les bases du secourisme, un peu d'ordre serré et pour finir en beauté, vendredi matin, une initiation au parcours d'obstacles, le fameux « parcours du combattant ». A l'issue des épreuves, des insignes et un diplôme ont été remis aux stagiaires.

    Comme engagé ou comme réserviste

    Ceux qui souhaitent aujourd'hui rejoindre l'armée de Terre ont le choix : ils peuvent le faire comme simple engagé volontaire, comme engagé volontaire sous- officier ou peuvent encore signer un engagement à servir dans la réserve.

    Elle est de deux ordres dans l'armée de Terre : la réserve opérationnelle ou citoyenne.

    Dans la première, les engagés sont totalement intégrés à une unité d'active et effectuent des périodes au cours de l'année correspondant à leurs besoins de formations et d'entraînement. Les réserves peuvent intervenir hors des frontières, notamment pour des opérations de maintien de la paix ou d'assistance humanitaire. Mais il faut savoir que les professions réclamées sont très spécifiques et qu'un minimum de connaissances en langues est réclamé.

    La réserve citoyenne est, elle composé de réservistes sans affectation déterminée volontaires ou soumis à l'obligation de disponibilité. Ils sont appelés à suppléer les militaires d'active si nécessaire. Pour tous renseignement complémentaires sur la « Préparation militaire découverte », on peut contacter la cellule recrutement du 21ème RIMa au tél : 04.94.17.85.03

    E.Charpentier


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  • 8 février 2003

    Marsouins partis à Abidjan : le 21ème RIMa toujours opérationnel.

    Malgré le départ de 2 compagnies (300 Marsouins) pour l'Ouest Africain le régiment du camp Lecocq continue à fonctionner. Et peut même être disponible pour d'autres interventions.

    Sans tambours ni trompettes : la 1er compagnie du 21ème RIMa est partie discrètement avant-hier du camp Lecocq avant de s'envoler la nuit dernière pour Abidjan. Un départ sur la pointe des pieds parce que l'ordre de Paris est tombé au dernier moment et que les militaires n'ont disposé finalement que de très peu de temps pour boucler leurs paquetages et préparer leurs matériels.

    Les 150 à 200 Marsouins qui seront de cette aventure ivoirienne _ dont quelques éléments féminins _ ont pris leur bus pour Miramas où ils ont effectué les dernières formalités médicales et administratives. Puis ce fut un vol pour Abidjan dans un avion spécialement affrété par le Ministère de la Défense.

    Parmi les partants de la 1ère Compagnie figurent quelques « anciens » qui, il a un an, séjournaient déjà en Afghanistan après la fuite des Talibans suite à l'intervention armée d'une coalition internationale.

    Les Marsouins de Fréjus constitueront une force autonome : ils disposeront de leur propre armement de leurs VAB, de leur « popote ». Il leur faudra tout de même attendre quelques jours puisque leur matériel a été embarqué à bord de deux navires de la Marine Nationale : « Le Foudre » (dont Fréjus est la ville marraine) et « Le Sirocco » qui n'arriveront en Côte d'Ivoire que dans une grosse semaine.

    Sur place, les Marsouins qui doivent séjourner quatre mois environ sauf imprévu, seront placés sous le commandement du patron de l'opération « Licorne », le général Beth, qui doit lui-même être l'état- major de la 6ème DLB. La rotation des forces françaises est ainsi régulièrement assurée et l'on devrait donc revoir nos Fréjusiens vers la mi- juin.

    Au camp Lecocq, la vie du régiment ne sera pas modifiée par ce départ. Pas plus qu'elle n'avait été bouleversée au début de l'année par le départ de la 2ème Compagnie déjà envoyée dans l'Ouest  africain comme « réserve opérationnelle ». Le lieutenant- colonel Perrin, commandant en second, assurera l'intérim du chef de corps le colonel Castres. Tous les services continueront normalement, en particulier les entraînements. Avec 700 militaires et trois compagnies encore à Fréjus prêts à toute « réquisition », les 21ème sera même en mesure de fournir des éléments pour une intervention en Irak si sa présence s'avère nécessaire. Mais n'extrapolons pas.

    Sécuriser les civils

    « Nous passons notre vie à nous entraîner. Ce départ n'est pas pour nous une consécration, mais c'est une grande satisfaction. Nous allons pouvoir mettre n œuvre tout ce que nous avons appris » a déclaré le colonel Castres quelques heures avant de s'embarquer. En Côte d'Ivoire, les Marsouins et les autres soldats français auront à faire face à une situation qualifiée de « délicate et volatile ».

    On sait que l'armée de ce pays est « responsable » de la sécurité des civils français, mais que des débordements sont toujours à craindre dans ce pays où les manifestations « spontanées » paraissent souvent téléguidées.

    Quoiqu'il en soit, le colonel Castres aura pendant ce séjour ivoirien la volonté de tenir informée la base arrière.

    Au besoin par une lettre qu'il pense adresser tous les 15 jours pour donner des nouvelles aux familles.

    J.-M. Ch.


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  • PMD

    Article : 6 juillet 2003

    Des volontaires pour l'armée de Terre

    Pendant 5 jours, le 21ème  RIMa, (Régiment d'infanterie de Marine) a accueilli 25 jeunes de toute la région pour une « Préparation militaire découverte »

    5 Jours en immersion dans l'armée de Terre : c'est ce que viennent de vivre au sein de 21ème RIMa, 25 jeunes garçons et filles, venus de toutes la région dans le cadre d'une « Préparation militaire découverte ».

    La PMD constitue une première approchée du milieu militaire, basée sur le volontariat. Elle intervient à l'issue de a journée de préparation à la défense nationale avec pour objectif de susciter une certaine adhésion à l'organisation de la défense militaire et de mieux faire percevoir l'esprit de défense et les valeurs qui s'y rapportent.

    On l'aura compris, cette préparation est un outil de recrutement pour l'armée de Terre, du reste efficace car à l'issue de cette semaine, plus de la moitié des volontaires ont fait part de leur désir de s'engager. Un résultat à mettre à l'actif d'une partie des cadres de la 5ème  compagnie de réserve qui les pris en main, sans oublier le travail préalable réalisée par la cellule de recrutement du 21ème RIMa.

     

    25 Garçons et filles, 16 à 20 ans.

    Agées de 16 à 20 ans, ces 25 jeunes ont été dirigés par le Centre d'information et de recrutement de Nice, animés par une curiosité envers l'institution militaire qu'ils ne connaissaient que très peu.

    Ils ont suivi un emploi du temps très complet avec au programme des activités sportives, des rudiments sur le règlement militaire, l'organisation générale de l'armée de Terre, une partie instruction sur l'armement, la topographie, les bases du secourisme, un peu d'ordre serré et pour finir en beauté, vendredi matin, une initiation au parcours d'obstacles, le fameux « parcours du combattant ». A l'issue des épreuves, des insignes et un diplôme ont été remis aux stagiaires.

    Comme engagé ou comme réserviste

    Ceux qui souhaitent aujourd'hui rejoindre l'armée de Terre ont le choix : ils peuvent le faire comme simple engagé volontaire, comme engagé volontaire sous- officier ou peuvent encore signer un engagement à servir dans la réserve.

    Elle est de deux ordres dans l'armée de Terre : la réserve opérationnelle ou citoyenne.

    Dans la première, les engagés sont totalement intégrés à une unité d'active et effectuent des périodes au cours de l'année correspondant à leurs besoins de formations et d'entraînement. Les réserves peuvent intervenir hors des frontières, notamment pour des opérations de maintien de la paix ou d'assistance humanitaire. Mais il faut savoir que les professions réclamées sont très spécifiques et qu'un minimum de connaissances en langues est réclamé.

    La réserve citoyenne est, elle composé de réservistes sans affectation déterminée volontaires ou soumis à l'obligation de disponibilité. Ils sont appelés à suppléer les militaires d'active si nécessaire. Pour tous renseignement complémentaires sur la « Préparation militaire découverte », on peut contacter la cellule recrutement du 21ème RIMa au tél : 04.94.17.85.03

    E.Charpentier


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