• Jaques CHIRAC rend un hommage solennel aux soldats tués à Bouaké

    Jaques CHIRAC a rendu un hommage, le 10 novembre 2004, aux neufs soldats tués en Côte d'ivoir, lors d'une cérémonie solennelle dans la Cour d'Honneur de l'Hôtel des Invalides à Paris : "Je veux vous dire, au nom du peuple français, que nous ne vous oublierons pas."

    Il a déclaré : "Neuf soldats sont tombés loin de leur patrie, loin de leurs (...) alors qu'ils s'interpoaient pour défendre le droit et assurer la sécurité d'un pays ami. Ce qu'ils ont fait mérite notre admiration et notre reconnaissance, nous leur devons respect et gratitude".

    Avant de leur accorder la Légion d'Honneur ou la Médaille millitaire, il a ajouté, pour les familles : "Dans ce jour d'immence chagrin, vous pouvez être fiers d'eux, comme nous le sommes tous".

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  • HISTORIQUE du 21e RIMA

    Créé en 1901, il est l'héritier des 20e et 40e régiments d'infanterie coloniale qui ont participé à la conquête de l'Indochine.

    Durant la première Guerre mondiale, il s'illustre en Champagne, sur la Somme, sur l'Aisne et dans la région de Reims.

    En 1940, il se bat sur la Chiers et dans l'Argonne. Recréé en 1944 au sein de la 9e DIC, il combat en Alsace, entre de vive force en Allemagne et s'empare des villes de Rastatt et de Kehl.

    Entre 1945 et 1962, il participe à la campagne d'Indochine et aux opérations d'Afrique du Nord.

    Installé à Fréjus en 1980, il est intervenu au Tchad, au Zaïre, au Rwanda et en République Centrafricaine et a effectué de nombreux séjours hors garnison : Guyane, Nouvelle-Calédonie, Gabon.

    Par ailleurs, dans le cadre interallié, il participe, en 1990, au sein de la division Daguet, aux opérations de libération du Koweit. En 1993, il sert à Sarajevo, dans le cadre de l'action de la "FORPRONU". Depuis avril 1999, il est en Macédoine au sein de la K.FOR puis au Kosovo dans le cadre de l'OTAN.

    Onze noms de bataille sont inscrits à son drapeau qui est décoré de la Croix de guerre 14-18 avec 4 palmes, de la Croix de guerre 39-45 avec 3 palmes ainsi que de la Croix de guerre des TOE avec 2 palmes. En témoignage de ce passé glorieux, les Marsouins du régiment portent deux fourragères, l'une aux couleurs de la Médaille militaire avec 2 olives (14-18 et 39-45), l'autre aux couleurs de la Croix de guerre des TOE.


    EFFECTIFS

    Fort de plus de 1.600 hommes, le régiment est articulé en 11 compagnies avec :

    -une composante projetable comprenant 4 compagnies de combat, une compagnie d'éclairage et d'appui (CEA) et une compagnie de commandement et de logistique (CCL).

    -une composante non projetable comprenant une compagnie de base et d'instruction (CBI), 3 compagnies d'instruction et une unité de réserve de régiment professionnailsé (URRP).



    MISSIONS OPÉRATIONNELLES

    Résolument tourné vers l'amphibie, le Régiment maintient en permanence:

    -sa mobilité tactique et stratégique,
    -son aptitude à combattre en terrain difficile et en agglomération,
    -Sa capacité à la coopération interarmes, interarmées et interalliée,
    pour assurer:

    -en Europe, la défense des intérêts de la France et la préservation des intérêts de la Communauté européenne,
    -Outre-Mer, la préservation des intérêts de la France, l'assistance
    humanitaire et les interventions.



    MISSIONS TERRITORIALES

    Soutien de la garnison, manifestations patriotiques, renforts et gardes, interventions sur les feux de forêt et participation aux missions de sécurité anti-terroristes (Vigipirate).


    CAMPAGNES DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE

    - Indochine (1945-1954)
    - Algérie et Expédition de Suez (1956-1963)
    - Liban (1983)
    - Tchad (1984, 1987, 1990, et 1991)
    - Nouvelle-Calédonie (1986 et 1988)
    - Tchad et République centrafricaine (1987)
    - Gabon (1985 et 1989)
    - Golfe (1991)
    - Tchad et Zaïre (1991)
    - Rwanda, Gabon et République centrafricaine (1992)
    - Djibouti (1993)
    - Sarajevo (1996)
    - Tchad et République centrafricaine (1997 et 1998)
    - Macédoine et Kosovo (1999 et 2001)
    - Bosnie (2000)
    - Afganistan (2002)
    - Côte d'ivoire (2002 et 2003)

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  • Le régiment fréjusien avait mobilisé ses personnels, hier, dans le centre ville lors d'une journée d'entraînement ayant comme thème les combats en milieu urbain.

    Les treillis camouflés étaient des sortie, hier, dans le centre ville et les alentours, transformés en camp retranché. De quoi jeter un froid parmi les commerçants non sédentaires du traditionnel marché hebdomadaire de la place Formigé, s'interrogeant sur l'imposant déploiement des militaires qui avaient envahi le coeur de la cité romaine. Un poste de commandement face à la marie, des toiles de tente, des véhicules blindés de tout type, et des tas de fantassins casqués, au visage peinturlé arpentant les rues, Famas (fusil d'assaut) au poing ... Ce n'était plus Fréjus, mais Falloujah.

    Rien de tout ça, pourtant. La guerre en Irak ne s'était pas transportée dans l'Est Var. Plus simplement, et c'est tant mieux, il s'agissait d'une opération militaire baptisée "Bicéphale 21". Bicéphale comme l'Hermès du même nom et 21 comme le chiffre disguant le régiment d'infantrie de marine fréjusien.

    De la guerre "pour de faux" en fait, tranportée en milieu urbain avec toute la véracité voulue néanmoins pour ue l'on puisse y croire. Un remake des "Bidasses en Folie" ? Pas vraiment, en effet.

    Se rapprocher de la population

    Ce que le chef de corps du 21ème RIMa, le colonel Louis DUHAU, allait expliquer, en ôtant le voile de ce remue- ménage inhabituel, voire insolite : "Cet excercice grandeur nature a pour objet de nous permettre d'aprécier notre niveau de préparation opérationnelle à travers un excercice tactique réaliste et contraignant, dont l'une des spécificités pour les Marsouins est le combat en zone hurbaine. Et je remercie la municipalité e Fréjus et son maire, Elie BRUN, de s'être impliqués étroitement dans cette dans cette opération qui nous également de nous rapprocher de la populaion fréjusienne. Pour le RIMa, c'est une belle opportunité de se faire mieux connaître."

    Le premier magistrat, pour sa part, se déclarait "ravi de la participation de la commune à la réussite de cette journée. Fréjus, on le sait, est le berceau des troupes de Marine et nous sommes particulièrement heureux de renforcer les liens qui unissent ainsi la nation à son armée.

    Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain, comme on a contume de le dire."


    Des démonstrations remarquées

    De quoi rendre enfin stoïque les commerçants de Formigés devant cet étalage de forces. Que les Fréjusiens, en tout cas, n'auront pas manqués d'apprécier, l'opération précitée, partie du camp marin et empruntant ensuite l'avenue de Provence et Port Fréjus se terminant en toute logique par la victoire (attendue et implacable) des "bons" sur les "méchants", promptement neutralisés. Avant que, dans l'aprés midi, lors de plusieurs démostrations dynamiques impliquant notamment des chiens de combat, des techniques de défense face a des attaques à
    l'arme blache et des présentations commentés de matériels, les Marsouins fréjusiens ne fassent l'unanimité autour de leur savoir faire au therme de cette journée d'entraînement menée tambour battant. Et, on s'en doute, avec le plus grand sérieux. Il en fallait dans la perspective de la prochaine misson du 21ème RIMa, en février prochain, au KOSOVO.

    Le colonel DUHAU pouvait être satisfait. Son régiment a appliqué à merveille la devise qui lui est sienne, "Croche et tiens". Pas moisis, nos Marsouins. Mais ça, on le savait déjà.

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