• MarSouiNs

    8 février 2003

    Marsouins partis à Abidjan : le 21ème RIMa toujours opérationnel.

    Malgré le départ de 2 compagnies (300 Marsouins) pour l'Ouest Africain le régiment du camp Lecocq continue à fonctionner. Et peut même être disponible pour d'autres interventions.

    Sans tambours ni trompettes : la 1er compagnie du 21ème RIMa est partie discrètement avant-hier du camp Lecocq avant de s'envoler la nuit dernière pour Abidjan. Un départ sur la pointe des pieds parce que l'ordre de Paris est tombé au dernier moment et que les militaires n'ont disposé finalement que de très peu de temps pour boucler leurs paquetages et préparer leurs matériels.

    Les 150 à 200 Marsouins qui seront de cette aventure ivoirienne _ dont quelques éléments féminins _ ont pris leur bus pour Miramas où ils ont effectué les dernières formalités médicales et administratives. Puis ce fut un vol pour Abidjan dans un avion spécialement affrété par le Ministère de la Défense.

    Parmi les partants de la 1ère Compagnie figurent quelques « anciens » qui, il a un an, séjournaient déjà en Afghanistan après la fuite des Talibans suite à l'intervention armée d'une coalition internationale.

    Les Marsouins de Fréjus constitueront une force autonome : ils disposeront de leur propre armement de leurs VAB, de leur « popote ». Il leur faudra tout de même attendre quelques jours puisque leur matériel a été embarqué à bord de deux navires de la Marine Nationale : « Le Foudre » (dont Fréjus est la ville marraine) et « Le Sirocco » qui n'arriveront en Côte d'Ivoire que dans une grosse semaine.

    Sur place, les Marsouins qui doivent séjourner quatre mois environ sauf imprévu, seront placés sous le commandement du patron de l'opération « Licorne », le général Beth, qui doit lui-même être l'état- major de la 6ème DLB. La rotation des forces françaises est ainsi régulièrement assurée et l'on devrait donc revoir nos Fréjusiens vers la mi- juin.

    Au camp Lecocq, la vie du régiment ne sera pas modifiée par ce départ. Pas plus qu'elle n'avait été bouleversée au début de l'année par le départ de la 2ème Compagnie déjà envoyée dans l'Ouest  africain comme « réserve opérationnelle ». Le lieutenant- colonel Perrin, commandant en second, assurera l'intérim du chef de corps le colonel Castres. Tous les services continueront normalement, en particulier les entraînements. Avec 700 militaires et trois compagnies encore à Fréjus prêts à toute « réquisition », les 21ème sera même en mesure de fournir des éléments pour une intervention en Irak si sa présence s'avère nécessaire. Mais n'extrapolons pas.

    Sécuriser les civils

    « Nous passons notre vie à nous entraîner. Ce départ n'est pas pour nous une consécration, mais c'est une grande satisfaction. Nous allons pouvoir mettre n œuvre tout ce que nous avons appris » a déclaré le colonel Castres quelques heures avant de s'embarquer. En Côte d'Ivoire, les Marsouins et les autres soldats français auront à faire face à une situation qualifiée de « délicate et volatile ».

    On sait que l'armée de ce pays est « responsable » de la sécurité des civils français, mais que des débordements sont toujours à craindre dans ce pays où les manifestations « spontanées » paraissent souvent téléguidées.

    Quoiqu'il en soit, le colonel Castres aura pendant ce séjour ivoirien la volonté de tenir informée la base arrière.

    Au besoin par une lettre qu'il pense adresser tous les 15 jours pour donner des nouvelles aux familles.

    J.-M. Ch.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :